LA CGT NE SIGNERA PAS L’ACCORD FORFAIT-JOURS !

LA CGT NE SIGNERA PAS L’ACCORD FORFAIT-JOURS !

A la suite d’une dernière séance de négociation de 15 heures, la direction a proposé un texte d’accord à la signature des Organisations Syndicales représentatives pour mettre en place le forfait jours à la SNCF.

L’étude de la Direction des Audits et des Risques et celle commandée par le CCGPF font état de situations anormales pour beaucoup de cheminots de l’encadrement. Durant 12 tables rondes, la DRH a pourtant refusé d’examiner les volets emploi et organisation collective du travail. La direction, consciente de l’exposition juridique qui pèse sur ses épaules, a cherché à mettre en place un système qui ne protège que les membres des COMEX au détriment des dirigeants locaux (du Dpx au Det), renforçant la contrainte exercée sur ces derniers par les impératifs de production et un appareil que la direction veut contracter davantage.
UNE NÉGOCIATION SOUS CONTRAINTE, LA STRATÉGIE DU CHANTAGE
Dès le début de la négociation, la direction a bien cadré les limites de l’exercice. En effet, la signature du volet temps de travail (par la CFDT et l’UNSA) de la toute nouvelle convention collective lui permet de mettre en place le forfait-jours dans l’entreprise même sans accord. C’est d’ailleurs ce qu’elle a menacé de faire en décembre après 11 tables rondes infructueuses. Ce faisant, elle exerce un véritable chantage en proposant quelques avancées accordées sous condition de signature. Ce chantage a lieu alors que de nombreux collègues s’épuisent au travail, qu’on va leur proposer un prime mensuelle désuète, encore plus face aux annonces de productivité démentes que cette même direction a faites dans la presse !
CE QUE CACHE L’AFFICHAGE DES 1589 H / AN
Pourquoi la Direction affiche clairement dans l’accord une base de travail de 1589 h / an (comme les autres cheminots), alors que les expertises prouvent que les cheminots de l’encadrement sont dans l’incapacité de respecter leurs heures et qu’aucun volet social ou organisationnel n’a été proposé ? Car tout accord forfait-jours doit aborder le volet Rémunération pour assurer « une rémunération équitable » en comparaison aux autres salariés. En indiquant que l’encadrement reste aux mêmes amplitudes horaires annuelles (1589 h), la Direction s’économise la question sociale. Comprenez : « si vous faites plus, c’est de votre responsabilité… et c’est gratuit ! ».
UN INSTRUMENT SUPPLÉMENTAIRE DE PRESSION
Plusieurs mois de négociation et deux études aux résultats convergents n’auront pas conduit la direction de la SNCF à sortir de son obstination. Son refus de prendre en compte la réalité quotidienne de son encadrement, ne serait-ce que la prise en compte des difficultés de l’encadrement à prendre ses repos, fait la démonstration que l’objectif recherché n’était pas l’amélioration de la qualité de vie et de travail des agents de maîtrise et des cadres, mais de garantir la sécurité juridique du top management.

Si des avancées ont été apportées aux projets d’origine par l’activité syndicale CGT, des éléments fondamentaux présentent des risques incontestables sur la santé et la sécurité des cheminots des 2e et 3e collèges.
POURQUOI LA CGT NE SIGNE PAS L’ACCORD PROPOSÉ :
▪ Absence d’un dispositif auto-déclaratif a posteriori inviolable et infalsifiable des heures réellement effectuées ;
▪ Absence d’un vrai dispositif d’alerte, dès le non-respect des repos quotidiens, hebdomadaires, annuels. Ce dispositif permettrait tout autant de protéger le salarié au forfait-jours que son responsable quant aux moyens mis à sa disposition ;
▪ Absence de moyens nécessaires (humains et organisationnels) aux DET et DUO pour pouvoir assurer correctement leurs nouvelles responsabilités professionnelles, juridiques et pénales pour gérer les agents au forfait jours ;
▪ Absence totale de garantie pour le non-dépassement du nombre maximum de jours travaillés (205 pour les maîtrises qualif E et les cadres d’établissements et assimilés et 210 jours pour les cadres des directions régionales et sièges) ;
▪ Absence de transparence pour la définition des postes éligibles ;
▪ Remise en cause inadmissible du rôle des CHSCT.
La CGT réaffirme que d’autres solutions existent pour concilier les protections du titre II et la référence horaire pour les agents non soumis à tableau de service.
La CGT et son UFCM continueront à mobiliser les cheminots de l’encadrement afin de porter leurs revendications qui garantissent de bonnes conditions de vie et de travail, leur équilibre vie personnelle et vie professionnelle et leur santé au travail. La CGT et son UFCM demandent que la direction tienne compte de l’étude SECAFI, des préconisations et des justes revendications de l’encadrement. La CGT et son UFCM invitent les cheminots à ne pas signer les conventions individuelles du forfait en jours. Elles mettront prochainement à disposition des cheminots les moyens de contrôler les heures réellement effectuées et continueront à oeuvrer pour que la direction reprenne les discussions.

Bon à savoir…
Prenez le temps de lire cette analyse d’Alexis CUKIER, directeur du programme « travail et démocratie » au centre international de philosophie :
« On a assisté […] ces dernières années à une recrudescence des pathologies liées aux surcharges de travail et au harcèlement … Derrière l’apparente « rationalisation » de la production, se trouvent en réalité de nouvelles formes de contrôle social qui visent à intensifier l’engagement subjectif au travail, les travailleurs étant conduits à s’investir corps et âme dans leur travail sans toutefois que leur soient accordés les moyens d’une véritable autonomie. »
(L’Humanité des débats, 10/03/17).

 

TRACT du 13 03 2017_La CGT ne signera pas l’accord forfait jours !

GESTION DES ACTIVITÉS SOCIALES : L’UNSA DOIT REVENIR À LA RAISON

GESTION DES ACTIVITÉS SOCIALES : L’UNSA DOIT REVENIR À LA RAISON

Malgré la signature de l’accord d’entreprise sur la gestion des activités sociales le 28 décembre 2015, l’UNSA n’a pas respecté le principe de mutualisation provoquant de lourds désagréments pour de nombreux cheminots et pour les CER Mobilités.
La CGT a demandé la réunion du comité de suivi de l’accord qui s’est tenu le 07 mars 2017.

En préambule de la réunion, la CGT a rappelé ce qui a motivé le choix des signataires (Direction, CGT, UNSA et SUD) de valider un principe de mutualisation globale : l’éclatement de nos CE devait conduire à un processus de répartition du patrimoine et du personnel entre les CER Mobilités et les CE nationaux. Pour éviter cette démarche lourde et complexe, il a été convenu que les CER Mobilités conserveraient l’intégralité mais qu’il fallait leur en donner les moyens par un système de mutualisation solidaire. L’adhésion à ce système ne pouvait être que volontaire, mais il était évident que les signataires devaient s’y conformer.

Le refus de l’UNSA de mutualiser est injuste et provoque de lourdes difficultés pour les CER Mobilités et pour les cheminots rattachés aux CE nationaux gérés par cette Organisation Syndicale (les CE nationaux gérés par la CGT ont, quant à eux, mis en oeuvre la mutualisation).

En effet, les cheminots ne peuvent plus accéder aux activités sociales de proximité des CER Mobilités (restauration, ALSH, fête de fin d’année, sorties, etc…) et ils n’ont souvent pas accès aux activités de leur CE national pour des questions d’éloignement.

Au cours des derniers mois, ils ont manifesté leur mécontentement sous différentes formes (pétitions, courriers, mails… à la Direction de l’entreprise ou à l’UNSA).

La Direction SNCF a proposé un avenant pour sortir de l’impasse. Son application aurait conduit à une mutualisation d’environ 45% des dotations des CE nationaux pour offrir à 55% de leurs effectifs l’accès aux activités sociales de proximité. Il restait plus de 5 millions d’euros aux CE nationaux pour organiser des activités promues par l’UNSA. Ce principe était accepté par la CGT et SUD mais a été refusé par l’UNSA.

Lors du comité de suivi de l’accord, la CGT a donc interpellé une nouvelle fois l’UNSA pour demander l’application de la mutualisation par les CE nationaux.

Réponse de l’UNSA : l’accord de 1986 a mis un certain temps à s’appliquer, donc celui-ci ne se fera pas en 8 jours ! Les cheminots qui n’accèdent plus aux activités à tarif subventionné apprécieront !!!

L’UNSA est ensuite revenue sur des arguments qu’elle avait déjà formulés lors de la négociation de l’accord et qui avaient été invalidés car inefficaces ou injustes. A cette époque, par sa signature de l’accord, elle avait validé la position commune. Aujourd’hui elle se dédit, ce qui n’est pas sérieux. Les choix opérés par l’UNSA mettent en grande difficulté les cheminots concernés.

La CGT, elle, reste dans une attitude constructive et a porté 4 questions auprès de la Direction SNCF qui ont été traitées dans le comité de suivi de l’accord :

  1. La Direction s’engage à ce que les chiffres des effectifs transmis soient plus précis et plus fiables. Ils seront soumis aux CE nationaux. De cette manière, il n’y aura plus d’incohérences entre les sommes reçues par les CE nationaux et les sommes demandées par les CE régionaux au prorata des effectifs en régions.
  2. La Direction confirme que l’accord ne prévoit pas de mutualisation à la carte mais uniquement une mutualisation globale
  3. La Direction est aujourd’hui dans l’incapacité d’affecter les retraités à leur CE national ou CER Mobilités. Elle va faire une demande officielle pour que la CPR lui fournisse un listing.
  4. La Direction confirme qu’il est interdit d’utiliser la messagerie électronique pour les communications des CE et les communications syndicales. Or, la CGT dispose de preuves évidentes que la Direction laisse utiliser cet outil par les autres OS. Nous considérons donc que ce droit doit bénéficier à tous.

La CGT ne se satisfait pas de la situation actuelle et poursuivra la discussion avec les signataires (Direction, UNSA et SUD) pour trouver une solution dans le cadre de l’accord d’entreprise. Elle invite par ailleurs les cheminots à poursuivre l’interpellation de ceux qui sont aujourd’hui responsables de la situation.

La CGT continuera de porter de manière ouverte et constructive la défense des Activités Sociales et Culturelles offertes aux cheminots.

le tract CGT: 20170308_tract_comite_suivi_accord_gestion_ASC

Lettre à un(e) collègue non gréviste

Bonjour, Comme tu l’entends très souvent les chaînes d’infos en continu, assènent contre vérité sur contre vérité, passant du cheminot en grève « juste pour défendre ses intérêts » pour finir par le maintenant fameux « marre d’être pris en otage ».

Si je suis en grève, ce n’est pas par plaisir !

La première raison : gagner une convention collective de haut niveau, dans notre    « jargon » cela signifie avoir de meilleurs conditions de travail. Les enjeux sont immenses, ils dépassent de loin nos seules conditions de travail. Avec le projet de décret socle, c’est la notion même de sécurité ferroviaire qui est remise en cause. Enfermés dans un dogme de rentabilité (de productivisme maximal), l’UTP (le MEDEF du transport), comme la  direction SNCF ouvrent la porte à des « Brétigny » puissance 10 et/ou accidents de travail des cheminots-es.  Sincèrement, crois tu que la SNCF nous accorde des plages de repos de 48h obligatoires, des durées de temps de travail très encadrées,  des formations périodiques, un suivi médical individualisé par simple plaisir et souci de notre santé ? Bien entendu que Non… ! Mais simplement qu’il a été jugé, et c’est bien légitime, que des agents en bonne ….

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LETTRE A UN non greviste

Infos Union Locale CGT de Lille : actions des 12 et 17 mai

Cher-e-s Camarades,

Nous sommes dans uns étape importante du mouvement marqué par un processus unitaire qu’il faut en permanence entretenir …

 

Nous nous devons de poursuivre et d’amplifier notre démarche d’interpellation des élu(e)s, parlementaires, députés … sous toutes les formes.

Afin de préparer offensivement les prochains rendez-vous du 12 et du 17 mai et peser sur les choix du gouvernement, de plus en plus fragilisé … 

 

Votre Union Locale CGT de Lille et Environs vous propose de nous rassembler dans l’action de ce jeudi 12 mai 2016:

 

          Dès 7h30: Tractage et rencontre des usagers devant le Metro Porte de Douai à Lille

 A partir de 9h:  l’Assemblée Générale de votre UL de Lille et Environs – Salle polyvalente de la bourse du travail

 Dès 13h: Point de rendez vous sur le parvis de l’hôtel de ville de Lille à la rencontre des salariés

 A partir de 14h30: Départ de la Manifestation Régionale Unitaire – Porte de Paris à Lille

 

D’autre part, votre Union Locale CGT  de Lille et Environs en partenariat avec la Fédération des finances vous propose

Une soirée de présentation et de débat sur la retenue des impôts à la source Vérités et enjeux : 

 le jeudi 19 mai dès 17h en salle polyvalente de la bourse du travail de Lille (invitation en courrier joint)

Inscription préalable  par téléphone au 03/20/86/11/00 ou par mail: contact@cgtlille.fr

 

 

MAJORITE ABSOLUE POUR LA CGT AU CER MOBILITE NPDC

tract remerciements 2015 CER mobilité NPDC

Secteur Fédéral CGT des Cheminots de la région Nord-Pas de Calais

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES À LA SNCF

Toute la CGT remercie chaleureusement les 1251 Cheminotes et Cheminots qui lui ont apporté leurs votes. Par cette confiance renouvelée, vous avez confirmé la CGT comme 1ére Organisation Syndicale (OS) à la SNCF et 37,64% des suffrages exprimés, sur notre région Nord-Pas de Calais !

L’abstention progresse de 1,90% pour atteindre 28,75%, soit plus d’un quart des électeurs inscrits.

Les causes sont à rechercher du côté de l’entreprise en maintenant des élections CE/DP & CA/CS le même jour et privilégiant le vote par correspondance, avec des pôles RH aux moyens réduits et des bureaux de vote CE/DP en diminution par rapport aux précédents scrutins.

37,64% pour la CGT au CER Mobilité

La CGT, sur notre région demeure 1ére Organisation Syndicale avec 6 élus Titulaires et 6 élus suppléants CE sur 22 dans le CER Mobilité.

Ceux-ci auront à coeur de perpétuer les orientations qui conduisent à développer l’offre d’activités sociales et les réflexions d’ordre économiques dans un contexte difficile de séparation des Cheminots dans différents CE régionaux et nationaux.

La CGT demeure 1ére Organisation Syndicale dans le collège exécution avec 41,17%.

Chez les Maitrises, la CGT totalise 40,81%, soit plus de 10 points devant la seconde Organisation Syndicale.

Dans une période trouble où les libertés risquent d’être remises en cause, pendant laquelle la réforme du ferroviaire produit déjà ses effets néfastes, la CGT maintient son rang malgré les nombreuses attaques qu’elle subit parce qu’elle reste fidèle à ses orientations et défend l’entreprise publique et les Cheminots.

Ceux qui se sont ligués contre ceux qui résistent et proposent l’alternative crédible en sont pour leurs frais et devront revoir leurs prétentions.

Directions Nationales et gouvernement, comme les directions régionales et celles d’établissements régionaux savent maintenant qu’ils nous trouveront toujours en face d’eux pour continuer à défendre le Service Public, l’Emploi, les conditions de travail, l’intégrité de l’entreprise, notre Statut et notre RH 0077 dans le cadre des négociations qui s’ouvrent avec cette nouvelle représentativité.

Plus que jamais, La voie du Service Public reste d’actualité et atteignable.

Vos Elus au CER Mobilité de La CGT

Pour défendre, préserver et proposer un CE dans l’intérêt de tous les cheminots et de leurs familles

Exécution Titulaires

Kikos Alexandre, Fournier Ludovic,  Gomet Hervé,  Smaghue  Fabien

Maîtrises  Titulaires 

Follet Thierry Perrot Frédéric

Exécution Suppléants

Wattebled Xavier, Lurot Vincent, Maurey Delphine, Mullier   Laurent

Maîtrises Suppléants

Gallopin Michel Gorgol Jacques